On a testé pour vous le musée des femmes du Danemark

Envie de découvrir le Danemark autrement, en partant à la rencontre des femmes qui en ont fait l’histoire ? Situé à Aarhus, la deuxième ville du pays, le musée des femmes sera un incontournable de votre voyage.

C’est l’un des rares musées au monde portant spécifiquement sur les femmes. Ils sont moins de 70 dans le monde d’après le recensement de l’association internationale des musées de femmes (IAWM).

Le musée des femmes du Danemark existe depuis 1984 et est installé dans l’ancien Hôtel de Ville de Aarhus. Il vous emmène à la découverte des conditions de vie et de travail des femmes du Danemark, au fil de l’histoire et de la conquête de leurs droits.

Le genre, un construit social

Le musée est une bonne introduction à une réflexion sur le genre, l’égalité, le rapport au corps et à la sexualité. Envie de sensibiliser vos compagnons de voyage ou vos enfants ? C’est le lieu parfait.

Lors de votre visite vous pourrez visiter l’exposition permanente « Gender blender », qui aborde d’une façon attrayante et accessible – tout est fait pour intéresser les enfants – l’inégalité femmes-hommes et les stéréotypes de genre qui la sous-tendent. On y apprend aussi beaucoup sur l’histoire et l’actualité de la mobilisation féministe et LGBT au Danemark.

  

La conquête des droits

Les salles dédiées à l’histoire du combat féministe vous plongeront dans ses grands moments.
Le bâtiment dans lequel se trouve le musée est l’ancien Hôtel de Ville. Il a été conservé tel qu’il était en 1909 quand Dagmar Pedersen était la seule femme membre du conseil municipal.
Vous apprendrez que les Danoises ont eu le droit de voter aux élections locales en 1909 et nationales en 1915. Elles étaient 10% de femmes élues au parlement danois jusqu’aux années 1950, et représentent 37% des membres du Parlement en 2017.

Vous y découvrirez aussi que comme beaucoup de pays d’Europe, après la première vague qui s’est battue pour le droit de vote des femmes, une deuxième vague du mouvement féministe se mobilise dans les années 1970 sur les questions du corps, de la sexualité et des droits reproductifs des femmes. C’est notamment la grande époque du mouvement Rodstromper (littéralement « les bas rouges »), qui organise chaque été un camp féministe non mixte. Les camps ont lieu encore aujourd’hui : découvrez les Kvindelejren.

Les pionnières

Mathilde Fibiger n’avait que 19 ans quand elle écrivit « Clara Raphael ». Cette série épistolaire porte sur le statut inférieur des femmes par rapport aux hommes. Cet écrit, qui fit scandale à sa parution en 1850, a lancé le débat sur la place des femmes dans la société danoise. En quelque sorte, il fut l’étincelle de la première vague du féminisme danois.

  

Les droits des femmes au Danemark en 7 grandes dates

1850 : parution de « Clara Raphaël » de Mathilde Fibiger
1871 : création de la Danish Women’s society par Mathilde et Frederik Bayer
1886 : premier dépôt d’une proposition de loi sur le droit de vote des femmes portée par le membre du parlement Frederik Bayer
1908 : droit de vote des femmes aux élections locales
1915 : droit de vote des femmes aux élections nationales
1922 : Nina Bang devient ministre de l’education. C’est la première femme ministre du Danemark
2011 : Helle Thorning-Schmidt devient la première femme première ministre du Danemark.

 

Informations pratiques

Kvindemuseet, Domkirkepladsen 5, Aarhus, Danemark
www.kvindemuseet.dk
Ouvert de 10h à 17h du mardi au samedi, de 10h à 20h le mercredi et de 10h à 16h ne dimanche.
Tarif plein/réduit : 9€/7€

Si vous êtes accompagné-e d’enfants, le petit musée des enfants au premier étage est formidable pour se mettre dans la peau d’un enfant danois du 19eme siècle, déguisement inclus.

Le musée des femmes accueille aussi régulièrement des expositions d’artistes femmes contemporaines. En ce moment, découvrez « Venus Envy », de l’artiste australienne Deborah Kelly.

Et après votre visite, rien de tel pour continuer à célébrer le matrimoine que d’aller se reposer au jardin Mathilde Fibiger, tout de suite à droite en sortant du musée !

A lire aussi

1 comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *