Frida Kahlo en toute intimité à Londres

Frida Kahlo avec une figurine Olmec. Photo: Nickolas Muray Photo Archives

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Cet été, je suis allée me ressourcer à Londres, et un peu par hasard, j’ai réussi à aller voir l’exposition “Frida Kahlo: Making herself up” au Victoria & Albert Museum.

Je dis réussi, parce que l’exposition a été victime de son succès avant même d’ouvrir et il faut normalement acheter son billet bien en avance ! Mais j’ai eu une chance incroyable, et j’ai été autorisée à y entrer en présentant ma carte de visite de blogueuse.

#InspiredbyFrida

Prothèse de jambe avec botte en cuir, avec appliqué de soie à broderie chinoises. Photo : Javier Hinojosa – Museo Frida Kahlo. © Diego Riviera and Frida Kahlo Archives, Banco de México, Fiduciary of the Trust of the Diego Riviera and Frida Kahlo Museums.

Très inspirante, cette exposition rassemble des vêtements et objets personnels de la peintre, jusqu’alors jamais exposés en dehors du Mexique. Pas très grande mais vraiment touchante, elle couvre toutes les phases de la vie de l’artiste, de ses combats personnels à ses réalisations professionnelles.

C’est l’occasion de voir de nombreuses photos de son enfance, de moments familiaux dans la fameuse Casa Azul (“la maison bleue”, la maison familiale de Frida Kahlo à Mexico, où elle a également habité avec Diego Rivera), un lieu important pour elle.

L’exposition montre aussi une collection de vêtements, colliers, bagues et mêmes accessoires de parfumerie ayant appartenu à Frida. J’ai particulièrement aimé voir ses corsets, qu’elle était obligée de porter suite au terrible accident dont elle est victime à 18 ans, et qu’elle décorait, les transformant ainsi en éléments de ses choix vestimentaires – comme elle l’a fait également pour ses prothèses de jambe.

Frida Kahlo apportait beaucoup d’attention à ses tenues, qui étaient à la fois esthétiques et politiques : elle y intégrait par exemple des éléments traditionnels des peuples mexicains préhispaniques.

Frida, la force intérieure

À travers cette exposition, on voit l’immense résilience de cette femme, tout au long de sa vie, et dans la construction de son identité. La construction d’une identité tellement forte et unique, qu’aujourd’hui son seul prénom suffit à savoir de qui on parle. Une femme qui a décidé de faire face et de lutter sans fléchir, quels que soient les obstacles. De ne pas être une victime de ce qui lui arrivait, mais de faire des accidents de vie autant d’occasions de puiser en elle-même et de construire, de faire, d’avancer.

“The Love Embrace of the Universe, the Earth (Mexico), Me, Diego, and Señor Xolotl” Frida Kahlo, 1949. © The Jacques and Natasha Gelman Collection of 20th Century Mexican Art and the Vergel Collection

Bien sur, les peintures exposées sont une autre partie de l’exposition que j’ai adorée. Colorées, complexes, expressives… Elles sont fascinantes. J’ai trouvé le concept des autoportraits au miroir, présent dans de nombreux tableaux, et que Frida explore tout au long de sa carrière – elle commence quand elle clouée au lit après son accident – très intéressant.

Informations pratiques

Frida Kahlo: Making herself up jusqu’au 4 novembre au Victoria & Albert Museum à Londres.
Cromwell Road, Knightsbridge, Londres, SW7 2RL
Ouvert tous les jours de 10h à 17h45 et jusqu’à 22h le vendredi.
£15 (à noter que le reste du musée est gratuit, n’hésitez pas à aller explorer ses collections d’objets de design, de photographie, d’architecture…)

Crédit photo prncipale: Nickolas Muray Photo Archives

 

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